Ko Samet Ko Chang Hua Hin

Facilement accessibles depuis Bangkok, Ko Samet, Ko Chang et Hua Hin sont les principales destinations balnéaires du golfe de Thaïlande, si l’on ne tient pas à s’éloigner des côtes. Fréquentées par les Thaïs, elles offrent une alternative de choix et bon marché à Samui et Phuket, très courues. Que ce soit pour une escapade depuis Bangkok ou un séjour plus long, la Thaïlande se vit aussi, en toute tranquillité, côté golfe.

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Ko Samet, l’élue des Bangkokiens

Située à 200 km au sud-est de Bangkok (province de Rayong), Ko Samet est l’une des destinations préférées des habitants de la capitale thaïlandaise pour le week-end. On les comprend. Accessible en 3 h maximum depuis la Cité des Anges, cette petite île de 8 km sur 4 ne manque pas d’atouts : une ambiance plutôt familiale, en dépit du développement touristique, une douzaine de belles plages de sable blanc fin et des structures hôtelières à taille humaine.

Avec son côté relax (« sabai, sabai » comme disent les Thaïs) et son tiercé gagnant mer-plage-cocotiers, Ko Samet offre une bonne alternative aux îles plus lointaines, comme Ko Samui ou les paradis de la mer d’Andaman. La carte postale tropicale aux portes de Bangkok, en quelque sorte.

Certes, le week-end, l’île accueille son flot de citadins, notamment du côté des plages d’Ao Wong Duan et d’Ao Phai, très populaire. Jets skis, speed boats et autres banana boats assurés ! Mais c’est aussi l’occasion de faire la fête avec la jeunesse bangkokienne un samedi soir au bar-discothèque en plein air du Silver Sand Resort (Ao Phai) ou lors d’une Full Moon Party…

Pour être plus tranquille, on vous conseille la plage plus intime d’Ao Tubtim, à proximité, ou l’adorable Ao Nuan nichée dans une crique entourée de rochers. Mais c’est au sud de l’île, entre Ao Thian et Ao Karang reliées par un sentier côtier, que se trouvent les plages les plus paisibles… et les adresses les plus chics !

Et à part buller sur la plage et les grands classiques de la mer (snorkelling, jet ski…) entre deux bonnes bouffes, il n’y a pas grand-chose à faire sur Ko Samet. Est-ce vraiment un problème ?

Ko Chang, l’île éléphant

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Située à un peu plus de 100 km à l’est de Samet, en allant vers le Cambodge, voici Ko Chang (« l’île éléphant ») la deuxième île de Thaïlande (650 km2). Largement montagneuse, culminant à 745 m, Ko Chang se trouve dans un parc national maritime composé d’une cinquantaine d’îles.

Ko Chang est recouverte aux trois quarts par l’une des forêts pluviales les plus denses du Siam. Si l’on fait abstraction de la côte ouest un peu saturée, Ko Chang demeure une île préservée, dont le cœur vert invite à la randonnée (guide conseillé et belles cascades à voir) et les plages bordées d’eaux turquoise poussent au plus agréables des farniente.

Outre les belles plages du côté de Laem Chai Chet Cape, Khlong Phrao ou de Kai Bae, Ko Chang possède son lot de curiosités touristiques. Le village-ponton de Bang Bao, sorte de Khao San Road sur pilotis, aligne boutiques, restos et hébergements. Au sud-est de l’île, on aime particulièrement Ban Salak Phet, un pittoresque village de pêcheurs moitié sur terre moitié sur pilotis, qui abrite la plus ancienne communauté de l’île. Une agréable promenade à faire, dans un site demeuré authentique.

Enfin, des excursions en bateau très sympas sont possibles depuis la plupart des plages de l’île, pour faire du snorkelling, se baigner au large ou découvrir l’archipel de Ko Rang.

Hua Hin, la familiale

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Facilement accessible depuis Bangkok (230 km) et également située sur le golfe de Thaïlande, Hua Hin est la plus ancienne station balnéaire du pays. Un lieu très populaire auprès des Thaïs et apprécié par le roi Bhumibol qui y possède une résidence.

Les atouts de Hua Hin ? Tout d’abord, sa grande plage de sable blanc au bord d’une mer d’huile, chaude toute l’année. Ensuite, une ambiance bon enfant qui résiste contre vents et marées au tourisme de masse. En témoignent les antiques baraques de pêcheurs restées dans leur jus, surtout celles qui se prolongent sur la mer par des pontons à rallonge.  Sinon, à part une très jolie vieille gare tout en bois, Hua Hin offre le visage d’une ville balnéaire à l’architecture moderne et sans grande particularité.

Signalons une balade à faire jusqu’au temple Wat Kao Kai Lad, qui se trouve au bord de l’eau, et, dans les environs, le Maruekathaiyawan Palace, palais royal de style « thaï-victorien » (sic!) construit par le souverain Rama VI ou le Klai Kung Wol Palace, palais d’été du roi (Rāma VII), construit dans les années 1920 au bord de l’eau. Une curiosité de style hispanisant, nimbée d’une atmosphère tropicale.

Mais Hua Hin se vit plus qu’elle ne se visite. On pose sa serviette sur la plage, on y goûte à une certaine douceur de vivre et, ce qui ne gâche rien, on y mange de bons poissons et fruits de mer. Une halte agréable sur la route du Sud et une pause salutaire après la frénésie de Bangkok.

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